Le flux incessant de l'actualité IAL'IA va très vite. Et pourtant, chez beaucoup, je sens un creux d'intérêt. Chaque semaine, une nouvelle version "révolutionnaire" sort. GPT-5.2 remplace GPT-5.1 dans l'indifférence générale. Les annonces s’enchaînent mais, honnêtement, ça ne change pas grand-chose dans la vie de la plupart des professionnels. Et depuis quelque temps on parle d'IA qui codent toutes seules. Je suis prêt à parier qu'une grande partie d'entre vous n'a jamais entendu parler de Claude Code ou d'OpenClaw. Pourtant, dans la communauté des influenceurs IA, impossible de passer à côté. Mon fil LinkedIn et YouTube ressemblent à un enchaînement de post sur "comment OpenClaw m'a rendu millionnaire". Et je dois vous faire un aveu : même moi, je me suis senti un peu largué. Le sentiment de perdre piedJ'ai beau être formateur en IA, ça n'empêche pas de me sentir régulièrement largué. Il y a parfois un décalage énorme entre ce que je vois sur LinkedIn et ce que je vis en entreprise.
Et moi, au milieu. Ça me suscite deux choses :
Du coup, j'ai dézoomé. J'ai regardé les tendances de recherche. Et le constat est simple : l'éléphant ChatGPT écrase encore tout. Les "booms" autour de nouveaux outils ressemblent davantage à des frémissements qu'à des vagues de fond. Ce qui fait beaucoup de bruit dans certaines sphères reste, pour l'instant, marginal pour la majorité des professionnels. Alors mon rôle, je le connais : faire le tri entre ce qui impressionne et ce qui sera réellement utile aux équipes pédagogiques, aux formateurs, aux RH que j'accompagne. Et malgré tout… J'ai eu envie d'aller voir par moi-même. Cas concret : mon site webTout va bien (jusqu'à ce que ça dérape)L'année dernière, je me suis dit qu'il était temps d'avoir un site web à mon nom, et une image de marque. J'ai fait appel à Pierre, ancien collègue et designer dont j'aime le travail. Au bout du notre travail, Pierre me construit deux identités graphiques : une pour "Vincent Lafeuillade", une autre pour “Devenir formateur IA”. Et pas juste des logos. Mais ce n'était qu'un design, des maquettes sur une appli, comme les plans d'une maison à construire. Pour en faire un "vrai" site, il fallait passer par l'intégration. Erreur. Grosse erreur. Comment j'ai failli apprendre à coderJe comprends vite que je vais galérer. Je ne suis pas développeur. Pendant trois jours complets, j'ai quand même joué au développeur. Pull à capuche. Écouteurs vissés dans les oreilles. Musique à fond. Le site, lui, était une catastrophe. Je n'ai pas totalement perdu mon temps, car, pendant ces 3 jours, j'ai appris sur le tas et j'ai fini par comprendre les bases du code. Ma fierté : j'ai écrit à la main une ligne de code pour faire défiler des logos. Génial. C'était parfait. J'ai laissé tombé et j'ai mis ça dans un coin. JUSQU'À... Ma découverte du vibe coding, 3 semaines après le reste de LinkedInOn raccroche les wagons de l'histoire. Début février j'entends parler d'un nouveau concept : le vibe coding. L'idée est simple : décrire ce qu’on veut, avec ses mots, sans comprendre le code. Dit comme ça, ça paraît presque magique. Mais quand je regarde de plus près les outils dont tout le monde parle, je retombe sur une barrière technique. Installation. J'ai même commencé une masterclass de trois heures sur le sujet, que j'ai arrêté au bout de vingt minutes. Quand soudain. ChatGPT annonce la sortie de l'application Codex. En gros, c'est assez semblable mais rien à installer, rien à configurer, et je découvre que c'est inclus dans mon abonnement. Cette fois, aucune excuse. Je teste. Et je n'ai pas cherché longtemps un cas d'usage. J'avais une revanche à prendre sur mon site internet. Un projet bloqué depuis un an, débloqué en une journéeFranchement, j'y suis allé sans grande attente. J'y suis volontairement allé comme un pur débutant. Ma première surprise : Codex n'est pas juste bon en code. Il répond de façon claire. J'ai été assez bluffé par sa capacité à structurer le projet et à me guider. Au bout d'une heure, j'avais une page qui fonctionnait et qui respectait le design. Vous pouvez aller voir par vous-même : www.vincentlafeuillade.fr Il m'a encore fallu quelques heures ici et là pour affiner le texte, changer quelques points de design, demander des petits effets visuels totalement inutiles et superflus. Ça faisait un moment que je n'avais pas eu cette impression qu'un outil IA allait vraiment changer la donne, et Codex m'a fait cet effet-là. J'ai sincèrement été bluffé. Les leçons que j'en retire1- Pour être vraiment utile, l'IA doit être indoloreCe qui m'a bloqué avec Claude Code et OpenClaw, c'est leur coût d'entrée. En contraste, Codex est un outil hyper intuitif, destiné au grand public. J'ai eu besoin de cet outil rassurant et familier pour m'y mettre. Les outils vraiment utiles sont ceux qui viennent s'intégrer dans votre contexte, pas ceux qui vous obligent tout revoir. 2- Nous avons atteint un premier plafond avec l'IAJe ne me considère pas comme un "formateur IA". Beaucoup de professionnels utilisent déjà l’IA pour rédiger, synthétiser, structurer des idées ou produire des supports. Mais après ? Mon métier, c'est de faire le tri dans le bruit pour trouver les usages et applications concrètes pour des professionnels en entreprise ; surtout pour des besoins pédagogiques. Je commence à entrevoir le potentiel des nouveaux outils et je réfléchis à la façon de transmettre des cas d'usages à forte valeur ajoutée. Car soyons honnêtes : est-ce que tout le monde peut utiliser Codex ou Claude Code ? Non. 3- La veille ne suffit pas, il faut apprendre et testerJe fais beaucoup de veille. À côté de ces temps d'information, il faut prendre des temps de formation : apprendre à faire. Il faut accepter de redevenir un débutant sur un nouveau sujet. Il est difficile de trouver ce temps au quotidien et surtout ne pas se disperser en suivant le vent. Avant de terminerJ'ai voulu vous raconter l'histoire de mon site web et de mon propre apprentissage. Je m'entoure d'autres formateurs, qui ont leurs expertises et sur qui je peux m'appuyer. Nous ne faisons pas "de l'IA", nous faisons le lien entre l'IA et la pédagogie. Le site que je viens de mettre en ligne marque une étape dans cette évolution. Si vous êtes curieux, vous pouvez aller le découvrir ici : En ce moment, j'échange avec des équipes pédagogiques qui souhaitent structurer leur approche de l'IA. Si vous avez un projet en tête, je serai ravi d'en discuter et j'ai ouvert des créneaux d'appel dédiés. À côté de ça, je continue à développer Devenir formateur IA. Merci pour votre lecture et à bientôt, 🌐 Contact : Site web ǀ LinkedIn 🎓 Retrouvez-moi sur : Devenir formateur IA |
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